Atelier de Sculpture et de Moulage

Un siècle sépare ces deux photos.

Le char d’Apollon a été réinstallé sur son socle dans le jardin d’entrée le 15 mars 2011 après avoir été classé par les monuments historiques et restauré par Alphonse Snoeck qui revient sur les grandes phases de la restauration et les défis qu’il a du relever.

Si cette restauration a permis de découvrir à qui l’on devait cette terre cuite, l’exploitation des archives à laquelle on s’est livré permet de faire un peu revivre les étapes de son installation à Fontfroide.

L’achat de cette terre cuite dont on a découvert au moment de sa restauration qu’elle était l’œuvre des frères Etienne et Louis Gossin, n’est pas un hasard et s’intègre parfaitement dans le projet artistique de Gustave Fayet. Dans la mythologie grecque, Apollon a deux visages, l’un belliqueux et malfaisant, mais il est surtout connu pour être le dieu du soleil et de la beauté, de l’ordre moral, des oracles et des prophéties, de la musique et de la poésie. Il est représenté le plus souvent sous la forme d’un homme d’une très grande beauté, la tête auréolée de lumière, conduisant le char qui traverse chaque jour le ciel, tiré par quatre chevaux. Apollon est rarement associé, comme dans cette terre cuite, à sa sœur jumelle, Diane, déesse vierge par excellence, symbole de la chasteté et qui passe le plus clair de son temps dans les bois en compagnie de ses chiens et de Nymphes et représentée en chasseresse.

Tardivement Diane est devenue le symbole de la nuit et complémentaire de son frère jumeau, Apollon le soleil, qui quand il disparait du ciel laisse la place à sa sœur.

Une œuvre dont le trait principal est selon Odilon Redon, qui en fait une copie en 1868 “la joie du grand jour opposé aux tristesses de la nuit et des ombres et comme la joie d’un sentiment meilleur après l’angoisse.“ Cette allégorie du triomphe de la lumière sur les ténèbres inspire bien évidemment Odilon Redon qui réalise, à partir de 1905, une suite de superbes variations, traitées dans la lumière et la couleur et qui culmine dans le panneau du Jour qu’il peint pour la bibliothèque de Fontfroide.

Wildenstein dénombre dans le catalogue raisonné de l’œuvre d’Odilon Redon pas moins de XX chars d’Apollon ou Quadriges peints pour la plupart entre 1905 et 1912.

C’est ainsi, que dès 1908 ou 1909 le char trouve rapidement sa place comme l’attestent les photos de l’époque. Il est resté là, accueillant d’abord les amis de passage à Fontfroide puis les visiteurs, de moins en moins visible sous le lierre qui année après année l’a complètement recouvert pour, à la fin, ne plus laisser voir que deux têtes hennissantes. C’est en voulant rabattre le lierre devenu trop envahissant que l’on s’est rendu compte que le char, qui avait passé près de cent ans exposé aux intempéries et comprimé entre les lianes, était cassé en un millier de fragments et qu’une restauration s’imposait pour le sauvegarder.

Ce diaporama présente un aperçu succinct des différentes phases de la restauration du monument réalisée par notre atelier.

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